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lundi 12 septembre 2011

Bijoux poétiques

Elle crée depuis 3 ans (déjà!) des bijoux délicats et rares, car aucune de ses créations ne sort de son atelier en plus de 8 exemplaires, elle est de ces personnes qui se révèlent artistes/artisans parce qu'elle a su écouter sa voix intérieure au lieu de poursuivre la voie tracée, elle est fine et discrète, mais pas moins espiègle. J'aime beaucoup ce qu'elle fait.

Après un collier-branche de fruits en métal vieilli et corail l'an dernier, que j'aime beaucoup porter avec une chemise blanche entrouverte, je viens de m'offrir chez elle l'un de ses serre-tête-diadème, le Chamane rouge. C'est une délicate parure qui m'a tapée dans l'oeil, et dont je suis déjà fan.

Happy 3 moustache mulot!!!

sa boutique


 

Photos le mulot bricole

dimanche 4 septembre 2011

Be happy

Il y a tellement de râleur/se/s, de vrais malheurs, et d'égo-centriques, que j'adore, vraiment, me trouver en compagnie d'amoureux/se/s, de futurs parents, de généreux optimistes et de bons vivants.


Cet après-midi j'ai donc passé un délicieux moment à la Baby Shower* de Maëva avec ses copines. Et ses cup-cakes chocolat-chocolat mmmhhh



Nul doute que le petit Biscoto qu'elle abrite s'est régalé grâce à sa maman.

* Baby-shower: goûter entre copines ayant pour prétexte que l'une d'entre elle est sur le point d'accoucher. C'est l'occasion de lui offrir des cadeaux, de boire du thé glacé jasmin-citron, de déguster des cupcakes roses bonbon, de s'autoriser une déco qui ferait cul-cul en n'importe quelle autre circonstance mais là s'y prête totalement, d'admirer la chevelure et les courbes arrondies d'une Lorelei dopée aux hormones, et enfin évidemment de parler de bébés. Le tout dans un jardin public à l'ombre des grands arbres :^)

jeudi 19 mai 2011

De 20 à nos jours

20 Ans...
Chirac est élu le jour de mon anniversaire/ je passe en 2ème année de psycho, les cours sont denses/ je vis seule à Paris dans un studio sous les toîts et j'adore ça/ mon amoureux depuis 3 ans passe ses mercredi soir et week-end chez moi (et j'adore ça)/ je suis accro à ce mec/ je passe mon permis le jour des attentats dans le métro/ je passe mon été à être vendeuse rue de Longchamp/ je deviens experte en lingerie de luxe (et je découvre ma taille réelle de soutif)/ j'ai une nouvelle amie qui compte, j'espère que ça va durer/ je fais de l'auto-stop dans Paris sous la neige pendant la grande grève/ je me fais enfin (un peu) à côtoyer autant de filles en cours/ je me familiarise (un peu) avec les jupes/ j'ai les cheveux de plus en plus courts/je parts au ski en février avec la famille de mon amoureux/ Je me fiance en mars un peu flipée mais heureuse/ je peints et je joue du saxophone pour me détendre entre les révisions/ je fais du yoga avec le prof de psychophysio/ je vais chez l'ostéopathe/ j'écoute beaucoup la radio/ je flâne au Trocadéro quand enfin je ne révise pas/ on découvre une vraie amitié de couple/ j'aime le cinéma indépendant/ je rêve de voyager, le monde est si grand et les gens si nombreux.

Aujourd'hui
Sarko n'ose pas fêter ses 4 ans de mandat la veille de mes 36 ans/ je suis Psychologue depuis 12 ans/ j'ai aussi passé un autre diplôme/ je vis dans une grande maison à 2 pas de Toulouse et j'adore ça/ je suis toujours avec le même amoureux, et toujours amoureuse, on s'est épousé en 97/ nous avons ensemble 4 garçons magiques/ j'aime bien me déplacer en vélo mais que quand il fait beau/ je n'ai jamais cessé de porter de la jolie lingerie/ mon amie n'est plus nouvelle mais compte énormément/ je m'émerveille de la solidarité féminine/ j'adore porter des robes depuis des années/ j'ai les cheveux de plus en plus longs/ je me suis remise à la peinture tous les lundis et c'est un bonheur pour moi/ Je ne sais plus jouer du saxophone/ j'ajoute la médecine chinoise à l'ostéopathie, je pratique les Amap, Biocoop et herboristeries/ mon amoureux fais plus de ski avec mes fils qu'avec moi/ je fais du Pilates/ j'écoute toujours autant la radio/ je flâne place Saint-Georges quand je ne courre pas trop/ j'ai enfin le temps de lire vraiment/ j'envisage de me mettre au tir à l'arc/ notre amitié de couple ne s'est jamais démentie/ j'aime toujours le cinéma indépendant/ je rêve de voyager plus souvent, le monde est si grand et les gens si nombreux.

mercredi 16 mars 2011

Etat second

Etre femme aujourd'hui, du deuxième sexe comme disait Simone de Beauvoir...
Etre une femme dans le monde.
Etre une femme en Libye, être une femme au Japon, être une femme en France.
Pas les mêmes échelles de problèmes, pas toujours facile quand même.
O combien quand la femme est mère.

Cette femme habituée à porter.
L'enfant, les enfants, le foyer, la dignité, l'époux dans l'épreuve, la faute, l'espérance, la vie, la mort, les corvées, les secrets.
Cette femme habituée à supporter. Parce qu'il faut tenir la barque dans toutes les tempêtes.
Le plus souvent pour continuer à apporter aux autres avant de pouvoir s'occuper de soi-même.
Porter la culpabilité de ne plus y arriver quand on se sent fragile, porter le deuil, porter la honte, porter la douleur comme une normalité.
Porter les blessures infligées du fait de son sexe. 
Porter en soi des milliers de questions, des besoins inassouvis, des envies futiles et des rêves porteurs.
Porter en soi l'Amour, et ses fruits, et l'inspirer, et le désirer.

Cette femme qui pourtant est presque toujours en deuxième ligne quand il s'agit d'honorer, de rémunérer, de gratifier, de reconnaître les droits ou les mérites.
Cette femme qui est éduquée à trouver cela normal, qui même dans les pays les plus civilisés, de son travail jusqu'à son nid, obéi. Car le plus souvent elle suis, accompagne, accommode, réponds aux besoins. Pour que cela se passe bien, pour ne pas être malmenée.
Parce que sa position, de femme, de mère possible, ce qui est sa force et lui donne tant de vie, la fragilise aussi.

Entre ce qui se passe dans le monde, qui est si désarmant, effrayant, affligeant, et ce qui se passe autour de moi où tant, trop, de femme sont quittées ...
Tout en ayant d'intenses pensées pour tout ceux qui souffrent si immensément, j'ai tant de peine pour toutes mes soeurs les femmes.
Il est parfois pourtant si doux et si délicieux d'en être une.

Peut-être que dans tout cela beaucoup est transcriptible au masculin, il n'y aura qu'un homme pour en juger.
Je suis un peu sonnée.

lundi 13 octobre 2008

Question de féminité

Quand mon amie depuis 14 ans parle si bien de la transformation qu'une robe peut opérer sur notre quotidien, même si je lui ai déjà mis un com', j'ai bien envie -histoire de me recentrer sur ce que je suis plutôt que sur ce que je vis- d'évoquer à mon tour un semblant d'anodin qui me permet de me sentir femme.

Cela fait des années que je ne porte que de beaux sous-vêtements. Quel que soit le dessus, le dessous est beau, seyant, élégant, de qualité. Bon hormis à la maternité je l'admets (qui a eu droit à son slip en maille post-accouchement?).
A 19 ans je travaillais un été dans une boutique de lingerie de luxe, avenue de Longchamps à Paris, j'aimais déjà la lingerie, je n'ai plus jamais porté autre chose.
Chéri n'a jamais trouvé à s'en plaindre. J'ai parfois du mal à trouver ce qui serait décent chez l'ostéopathe, je veux dire qui ne serait pas inconvenant devant un autre homme que celui que j'aime.

Actuellement ma lingerie me permet de me sentir moi, et donc femme, dans un contexte où je ne m'autorise pas à être jolie en présence d'ouvriers en bâtiment qui m'inquiètent par leur omniprésence.
Comme je le lui disais, c'est bien pesant de ne s'autoriser ni décolleté, ni formes féminines trop apparentes, ni transparence aucune, des semaines durant. J'ai soif de retrouver mon allure, mon style, mes jupes et mes jolis talons, alors vive mes dessous chics!

Et vous mesdames? qu'est-ce qui vous fait vous sentir femme malgré tout?

vendredi 4 juillet 2008

Indécrottable

"Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe"
C'est le fond sonore de mon ego à présent.

C'est que la partie n'est pas mince à gérer pour mon Moi, tout propre sur lui qu'il est, bien au parfum de ses failles, de ses mécanismes de défenses (pas d'éléphant) préférés, de ses tentations à fuir, et de tout le bagage d'interdits emmagasinés au fil des années qui essaient de peser dans la balance décisionnaire (oui papa et maman c'est de vous que je parle, entre autre, ne soyez pas vexés, on a -presque- tous un Surmoi. En tout cas j'en ai un, si on veut bien considérer 5 minutes l'hypothèse que je ne suis pas psychopathe ).
Bref.

Après écoute de la logorhée de mon Ca (la cédille en majuscule ça n'existe pas? C'est naze!) qui disait "c'est bon, t'en a bien bavé cette année, fais-toi plaisir, des pompes, j'veux des pompes, des sacs, des pantalons en lin de toutes les couleurs! Le fric c'est fait pour être dépensé, t'aimerai pas une lampe de créateur là? Et dans quoi tu vas ranger ça? Il te faut un nouveau meuble!"...
Et après consultation de mon Surmoi qui disait "non mais depuis combien de temps tu n'as pas donné ton fric à une ONG? non mais je rêve tu as déjà des sacs non? et les poches en papier kraft ça sert à quoi? t'as vu la taille de tes fesses, tu veux vraiment mettre ça dans du neuf, t'as pas honte? Mais qu'est-ce que tu peux être futile ma pauvre, tu amasses et après, ça te rends plus belle de l'intérieur peut-être? tu trouves que c'est très développement durable une lampe pareille dans la chambre d'un gosse? et des chaussures de cette couleur tu vas vraiment les mettre ou ça va être le prétexte pour acheter des fringues assorties? C'est quoi cette matière? C'est bio ça?"...

... Mon moi n'avait plus qu'à se débrouiller.
Pas simple hein?

Alors il s'est dit, naïvement: "tu te fais un peu plaisir, t'es raisonnable, t'es une dame maintenant hein, tu dépense un poil et tu gardes le contrôle des opérations, tu claquemures ta CB et tout ira bien". Culpabilité minimale, plaisir ok, c'était le planning.
Et voilà que maintenant j'ai "Aïe aïe aïe" en fond sonore.

Je suis allée à la f*nac.
C'est balot.

vendredi 13 juin 2008

Maternité


Porter l'enfant. Etre son port d'attache, son lieu. Son berceau, son radeau parfois.

Il y a un an mes dernières heures de femme enceinte s'écoulaient et j'accueillais tant que je le pouvais tout ce que mes sens pouvaient m'en dire.

Etre enceinte, autant dire être muraille parfois entre l'enfant et le monde pour lequel il n'est pas encore prêt.

J'ai connu - 9 années sont si courtes quand l'on se souvient si bien - les heures longues qui s'étirent d'une lenteur inouïe et finissent par devenir journées et semaines, durant lesquelles ce seul rempart que l'on est censée être tient à si peu de choses, et certainement pas seulement à soi. J'ai connu aussi d'autres fois la sérénité de se savoir cocon pour un autre si familier.

Je savais l'an dernier que bientôt plus jamais cette pression intérieure ne soulèverait mes premières côtes, cette pesanteur ne me comprimerait le bas-ventre, cette proéminence ne me précèderait plus si esthétiquement, cette fermeté ne lisserait plus mon nombril. Je savais que plus jamais je n'éprouverais cette sensation si primale d'un mouvement étranger au dedans de soi.
Et chanceuse de déjà tant avoir reçu, vécu, appris sur moi lors de ces 3 grossesses, ces 3 moments si forts de ma vie, et sur le point de mettre au monde ce 4ème tout petit fruit de nous, en accord avec mari et médecin, je prenais le pari de l'accepter.