jeudi 8 janvier 2009

Moche gribouille / Coup de calgon

Mais virez moi ces miroirs!
J'ai l'impression, quand je me regarde dans la glace ou en photo en ce moment, que l'année 2008 m'a fait autant d'effet que si je m'étais prise une brique dans la figure. Au point où on en est on peut dire dans la tronche.

En fait j'ai un choc esthétique en me regardant: je me reconnais mal, je suis livide, j'ai les traits très tirés, je me sent très moche, j'ai pris plus de ride en 1 an qu'en 5, je ne pense même pas aux cheveux blancs sous les mèches.
Si je prends 10 photos de moi pour me voir avec mes lunettes je les effaces toutes, elles me sont trop affreuses. Et ce n'est pas la faute des lunettes.
Cela fait des années qu'on me prenait pour beaucoup plus jeune que je ne le suis, maintenant je crois que non c'est bien fini, c'est peut-être mieux.
Ma perte d'appétit des derniers mois n'a pas entraîné qu'une perte de poids, je me trouve une sale peau molle sur le visage, des cernes alors que je me requinque un peu. Je porte sur moi les coups psychologiques encaissés. Le souvenir des journées passées à fuir ma maison parce qu'un homme qui m'insupporte doit y travailler, à errer parfois pour ne pas rentrer, pour constater parfois en rentrant que personne n'est venu. Les souvenirs des nerfs en pelote pour mille raisons. Des mois durant. Heureusement que j'ai une masse capillaire impressionnante, j'ai tant perdu mes cheveux.
J'ai eu un choc hier en voyant des photos de moi l'an dernier. J'ai tellement changé!
Autant que l'année où j'ai eu mes jumeaux après une grossesse très très difficile. Je m'en suis remise de ça. Je me remettrai encore sans doute.

Mon chéri me dit souvent qu'il me trouve belle, je l'écoute incrédule. Il est pourtant surpris chaque fois qu'il me prend dans ses bras, j'ai comme rétréci il semblerait.

Mon corps non plus je ne le reconnais pas tellement, mes habits ne le reconnaissent pas non plus d'ailleurs. Ils ne me vont plus. Le sentiment de laideur n'est pas loin. Je lutte contre lui.
Il faut pourtant s'habiller tous les matins, donner le change et sortir de chez soi, rencontrer avec ma tête et mon corps les gens qui m'entourent. Je me maquille légèrement et n'oublie pas les bijoux, ils m'aident avec leurs doux souvenirs associés.
Aller, je vais cesser de me lamenter, aller gober ma part de gellules pour doper mes défenses immunitaires, et me coucher en comptant les nuits avant la prochaine visite chez l'ostéopathe.

Comment disent les AA déjà? "Donne moi la force de changer ce que je peux, d'accepter ce que je ne peux pas changer, et le courage de percevoir la différence". Y'a du boulot mon z'imi!

5 commentaires:

kikizita a dit…

Pensées !

Telle a dit…

Je crois que nous viellissons tous par à-coups, par coups durs aussi.

C'est ce que nous nous sommes dits en feuilletant les albums photos avec Monsieur Tell : sa mère a pris dix ans en quatre ans. Et moi aussi, même s'il n'a pas voulu le confirmer.

Tant pis, comme tu le dis, on camoufle.

Plein de bises.

Anonyme a dit…

Il faudra sûrement beaucoup de temps, beaucoup de patience avec vous-même, beaucoup de douceur...
J'ai connu une de ces intenses fatigues, physique et nerveuse. Il m'a fallu un an pour m'en remettre totalement.
C'est parfois un peu difficile et décourageant de se dire qu'on est totalement vidée, mais je suis sûre qu'avec le temps, avec tout l'amour dont vous êtes entourée, la confiance et l'énergie vont revenir peu à peu.
C'est normal d'être si épuisée après la période horrible que vous avez vécue, mais il faut se dire que ce n'est pas irréversible : ni la vieillesse, ni le temps qui passent ne sont responsables... (je trouve le commentaire précédent un peu douloureux!)
Au contraire, le temps qui passe vous apportera la convalescence, adoucira la grande peine vécue, lavera la blessure.
De l'expression "accepter ce que je ne peux changer", je crois qu'il faut moins retenir l'idée d'une fatalité, de quelque chose que l'on doit accepter avec résignation, que celle de l'acceptation que certaines guérisons ne dépendent pas totalement de notre volonté immédiate, mais viendront avec le temps, doucement, en profondeur, sans même que nous nous en rendions compte. Se dire que le temps travaille pour nous, plutôt que d'accepter qu'il aille contre nous...
Et puis se dire, en dernier lieu, que le regard des autres nous construit aussi, et que si votre chéri vous trouve belle... il faut l'accepter également, parce que ça non plus, vous ne pourrez pas le changer ! ;)

Pensées affectueuses de guérison,
Cécilia.

Bella a dit…

ben ,c'est terribledepenser des chosespareilles!Bien de l'écrire, parce que c'est iné ductable,on perd notre potentiel.Jecrois qu'iln'y que l'amuuuuur pour nous sortir de ce fauxpas!!Courage miss plume, un petit thé, une copine et ça repart!

Pouic Pouic a dit…

Ma poulette je n'arrive pas à te joindre, je voudrais te souhaiter une belle année 2009 de vive voix (finito 2008), que l'on convienne d'un rdv pour le lit, tout ça tout ça... Appelle moi !!!