lundi 2 février 2009

Elle s'appelait Johanne

Certain(e)s d'entre vous étaient peut-être allé visiter son blog , comment savoir ce que vous faites, derrière vos écrans, des liens que nous mettons...

Je nous revois attablés plusieurs fois en sa compagnie, éclatants de rire lors de dîners entourés d'enfants que l'on voyait grandir; je la revois nous expliquer, modeste, la création de sa société, je revois son mari nous conseiller sur des questions très techniques, je revois nos enfants jouant côte à côte. Je nous revois dans un salon, 3 femmes allaitantes devisant à l'écart d'une fête, prenant le temps d'être mères et femmes à la fois, partageant un moment d'intimité sereinement. C'est l'image que je souhaite garder de Johanne, c'est ce que je connais vraiment d'elle.

Johanne est décédée la nuit dernière, entourée des siens, portée par beaucoup plus. La leucémie gravissime contre laquelle elle a tant lutté aura fini par l'emporter, malgré toutes les chimio, malgré le don de moelle de son frère, malgré tant et tant.
Pensées pour ce sacré bout de femme dont toute la vie était bio, si discrète dans sa vie d'avant, si farouche dans sa bataille qui aura duré un an.
Pensées pour elle et pour sa paix, pensées pour ses parents, pour Luc, pour Eline et Alexandre, à qui elle ne cessera jamais de manquer.

3 commentaires:

Marijo a dit…

mon dieu !
tu la connaissais
je suivais son blog depuis un petit moment
je l ai connu par le lien sur le blog d'Anne chiffon
quelle leçon de courage
j ai le coeur déchiré pour ses enfants qui ne pourront plus jamais dire maman
c est insupportable

mowglinomade a dit…

Je suivais régulièrement son combat aussi. Quand il y a eu cette remission après la greffe, je me suis dit "c'est la preuve qu'avec la rage de vivre on peut s'en sortir". Et non. C 'est tellement injuste, surtout pour son homme et ses petits bouts...
C'est par vous que je l'ai appris hier, terrible nouvelle.

Je vous lis régulièrement également, joli blog plein de sincérité.

Brigitte a dit…

A travers son blog, j'ai découvert Johanne et admiré le courage et la volonté immenses qu'elle a déployés, dans son combat contre sa terrible leucémie. J'ai senti toute l'importance que ses enfants avaient pour elle, et comme leurs bisous et leur proximité lui manquaient. J'ai admiré Johanne et pleuré l'injustice de la vie. J'espère de tout coeur qu'elle peut à présent vivre avec ses enfants dans un lien invisible mais puissant, sans la douleur de la maladie et des traitements.